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Retrouver la magie et les rêves de notre enfance grâce à Microsoft® Surface® 2.0

“Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve” Antoine de Saint-Exupéry.

En tant que designer, nous tentons sans cesse de recréer un peu de magie, de rêve dans les objets du quotidien. ​La magie pour nous c’est tout simplement réussir à émerveiller, surprendre et rendre l’utilisation d’un objet agréable.

Nous parlons souvent “d’expérience utilisateur”, c’est tout simplement parce que tout ce que nous créons les amène  à vivre une expérience lors de l’utilisation de cette nouveauté. Cette expérience peut être positive, neutre, négative, très négative ou très positive. Lorsqu’elle est très positive elle amènera la personne à ressentir un effet “Waouh!”. Une expérience de ce type ne s’arrêtera pas à ce moment vécu mais sera partagée avec d’autres gens, d’autres utilisateurs potentiels “L’autre jour j’ai essayé/vu un truc génial !”.

Le rôle du designer industriel est, à mon sens, de :

1- faciliter la vie au quotidien (au travail/ à la maison/…) – réfléchir sur des problématiques d’aujourd’hui pour tenter de résoudre les problèmes afin de faciliter la vie des Hommes.

Cela peut être : faciliter l’utilisation d’un packaging, augmenter le confort d’utilisation d’un objet, accroitre le plaisir et la simplicité d’utilisation d’une interface. L’utilisateur est au centre de toutes nos réflexions et il est en même temps notre plus grande source d’inspiration.

2- faire rêver – Des concepts de yachts écologiques pour redécouvrir le plaisir de la croisière (ci-dessous) aux concepts cars qui sont aujourd’hui impossible à produire mais tout à fait envisageable dans quelques années. Ces projets nous font rêver à un futur un peu magique.

Projet ikkar – diplôme 2009 Strate Collège Designers – Julien Anglade

En parlant de rêve et de magie, je ne peux éviter de repenser aux dessins animés Walt Disney de notre enfance. L’autre jour, je suis restée scotchée devant Blanche Neige et les sept nains. Les enfants n’ont pas notre problème, leur imagination et leur naïveté leur permet de ressentir cette sensation inégalable de croire en des choses belles, magiques  et d’en rêver.

Cet émerveillement, c’est-ce que je souhaite faire ressentir lors de l’utilisation d’une interface tactile ou autre NUI*. Peu m’importe le sujet. Qu’il s’agisse de créer une interface pour un salon, pour un sujet ludique ou pour une interface métier, la même réflexion est derrière : Comment en tant que designer peut-on créer une interface qui réponde à la demande en rendant l’utilisation agréable, ludique et facile, avec un temps de prise en main le plus rapide possible.

Ce qui pour moi est le plus difficile dans ce métier c’est de ne pas se laisser submerger par les contraintes techniques, de toujours rebondir et pousser les développeurs avec lesquels on travaille à réfléchir différemment, d’une manière non-conventionnelle afin de trouver une solution qui fonctionne et qui se rapproche le plus possible de l’idée d’origine. Nous arrivons souvent aux limites des capacités d’un SDK**, nous mettons souvent en exergue les défauts de certaines jeunes technologies et de manière contradictoire c’est à ce moment-là que je me dis que nous sommes sur la bonne voie.

La table Surface amène avec son tactile très réactif une sensation d’objet magique. Nous sommes arrivés à l’heure d’un monde sur-connecté où un iPhone est connecté avec la télévision familiale, où la table Microsoft Surface peut communiquer avec des robots comme l’AR drone, où Kinect peut être couplé aux technologies d’eye tracking, où l’on peut envoyer des informations depuis son mobile sur la table Microsoft Surface. Toutes ces technologies permettent de faire de plus en plus les choses que l’on croyait impossibles, la technique n’est plus un frein. Mais laissons pour un temps les possibilités techniques dans un coin de notre esprit et essayons de ne pas reproduire les erreurs du passé. Ce n’est pas parce qu’on a la possibilité technique de faire quelque chose qu’il faut le faire. Ce n’est pas parce que nous pouvons faire des tubes de dentifrices d’une contenance de 2 litres qu’il faut le faire, ce n’est pas parce que nous avons la capacité d’ajouter un radio réveil sur un réfrigérateur qu’on va le faire.

Qu’est-ce que la table Microsoft Surface et pourquoi  fascine t’elle autant?

Le premier contact avec la table c’est un doigt qui se pose sur un écran et une expérience qui commence. “Celà bouge sous les doigts”, l’interface prend vit selon les actions que l’on réalise avec les mains, les doigts ou un objet. A cet instant, c’est l’expérience que l’utilisateur vit qui passe au premier plan. Juste le temps que nos doigts caressent l’interface, on s’émerveille, on sourit, on rit. L’expérience Surface peut faire partie des expériences très positives si les applications sont bien conçues (concept + aspect + développement).

C’est donc l’expérience Surface qui m’intéresse aujourd’hui plus que la technique. Cette expérience peut être poussée plus loin, l’émerveillement peut être encore accru. J’en arrive à cette idée : pourquoi se limiter à la table en elle-même ? Ce qui émerveille avec Surface c’est que notre sens du “toucher” provoque immédiatement une réaction perçue par notre sens de la “vue”. J’ai cette sensation que ce sont nos sens qui nous guident et c’est au travers d’eux que nous nous émerveillons.

Crobards, idée d’intéractions

Lorsque l’on parle de Microsoft Surface avec le groupe produit Microsoft il nous parle de “l’expérience Surface” et je ne peux m’empêcher d’imaginer ce que pourrait devenir cette expérience si nous lui ajoutions une composante de chacun de nos autres sens. Je reste vague car les possibilités sont immenses. Si aujourd’hui l’expérience Surface se limite bien souvent à l’utilisation de 3 de nos sens et de manière superficielle avec un résultat déjà si fort auprès des utilisateurs, imaginez ce qu’elle deviendrait si l’on ajoutait au toucher, à la vue et à l’ouïe, une composante de sensation physique liée à l’interface mais en dehors de l’interface. Et si les odeurs, les sons, la vue, les sensations sur la peau, l’ouïe et pourquoi pas le goût ne se limitaient plus à cette table mais que tout l’environnement autour vive par rapport aux actions, aux éléments que l’on touche, aux couleurs que l’on choisit… Imaginez l’expérience ! Elle serait amenée à une toute autre échelle.

Le monde se transforme sans cesse et les Hommes en attendent toujours plus. Alors, quoi de mieux que de leur offrir : une émotion, des sensations, une expérience inoubliable… Ceci en faisant appel à ce que l’homme a de plus important mais de plus difficile à appréhender : ses sens et ses émotions. Et si après le marketing sensoriel, nous fabriquions du rêve en inventant des applications à forte valeur sensorielle ?

*Natural User Interface

** Software Development Kit